27 mars 2011

MAMALLAPURAM

 

 

L’une de mes motivations première de venir ici, fut d’y retrouver Seb, Jes et Kylie. La Kodai Team! Bien le bonjour aussi à Fleur et Julien de Pondy.

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Mamallapuram est à 2 heures au dessus de Pondy, sur la côte est. En, fait, c’est une plage pour être plus concret, plutôt sympa. La mer n’est pas sauvage et il fait bon d’y passer la journée, surtout quand il fait bien chaud comme en ce moment (début mars).

Les bodyboards étant de qualité exécrable, je tente ma chance avec une planche de surf. Les vagues sont parfaites pour débuter. En 3 jours, je sais monter et me stabiliser dessus, mais la technique pour glisser sur les rouleaux sera la prochaine étape. En tout cas, c’est kiffant !

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Désolé, pas de photo du surfeur en action. Je vous en offre une belle en contrepartie

 

Le quartier est très touristique, ainsi que les prix adaptés aux logements et aux restaurants, vous connaissez maintenant le scénario.

Mamalla est réputé pour ses sculpteurs. On trouve des statues de Ganesh à chaque coin de rue. Mais le truc intéressant est qu’il est possible de sculpter son propre chef-d’œuvre, sous le regard avisé des artisans. Je n’ai malheureusement pas pris le temps de m’y pencher, privilégiant l’appelle des vagues.

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Tout près du centre ville, il y a aussi un site connu pour ses sculptures taillées directement dans la pierre et ses temples chevauchant la coline.

Certains sont classés par l’Unesco, comme ce temple posé sur la mer (sympa la vue quand on attend les vagues).

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Sur la plage, nous faisons connaissance avec un gars (j’ai oublié son nom) qui gère un orphelinat à quelques kilomètres d’ici. Nous décidons d’aller y faire un tour, avec un sac de riz de 25kg et des fringues usagées.

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Quand nous arrivons, je comprends rapidement que nous allons être l’événement de la journée. Introduction avec des chorégraphies des derniers bollywood, photos à tout va, ça chante, ça piaille, ça sourit…pour tous. Une pause déjeuner précédée d’une prière massala-chrétienne.

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Puis les enfants veulent jouer dehors. C’est pas trop mon truc, mais c’est difficile de refuser quand ils t’attrapent par la main et te tirent à l’extérieur. Bien sur, je joue le jeu. Je me souviens d’une chansonnette qui commence par « Chapathiii, Chapathiii, Chap’, Chap’, Chap’… ! »

Mais je me lasse rapidement des chants et trouve un jeu idiot : faire l’hélicoptère. Ils pèsent rien ces petits hommes, j’ai même pu expérimenté la double hélice (un gosse dans chaque main pour ceux qui  visualisent pas). J’obtiens un franc succès et tous veulent essayer. Du coup, je suis pris au piège et je devrais passer un bon quart d’heure à tourner comme une toupie sous un soleil de plomb. J’obtiens mon appellation « Uncle Charly ».

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Il pleure, mais de joie, je vous rassure

En fait, ils ne sont pas tous orphelins. Certains parents sont perpétuellement sous l’emprise de l’alcool, ne s’occupent plus de leur enfant. Ils viennent de Chenai pour la plupart.

Cette école n’a pas de soutien de la part du gouvernement, et le directeur se débrouille pour trouver des fonds ou des donateurs. J’ai compris qu’il fallait environ 1000€ /mois pour faire vivre l’école et toute l’infrastructure. Je ne sais pas ce qu’ils apprennent à l’école, mais j’ai vu qu’on leur donnait une éducation et un esprit de famille. Ils seront en charge jusqu’à l’âge de 16ans. Des anciens habitent les alentours.

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Posté par charles devanlay à 09:31 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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